Réseau pédocriminel démantelé dans le Var : 63 000 euros générés en quatre mois
Un réseau de proxénétisme visant une mineure a été démantelé dans le sud de la France. Les autorités judiciaires ont révélé l’ampleur d’une exploitation qui a duré plusieurs mois, générant des dizaines de milliers d’euros au profit de deux individus désormais poursuivis.
Un réseau organisé démantelé par les enquêteurs
Les forces de l’ordre ont procédé à deux interpellations le 15 octobre 2026 dans les départements du Var et des Alpes-Maritimes. Parmi les suspects figure un mineur, révélant la complexité de cette affaire de proxénétisme aggravé.
La brigade de recherches de Draguignan et la brigade de répression du proxénétisme de Marseille ont conjointement mené l’enquête. Leurs investigations ont permis de mettre au jour un système parfaitement rodé d’exploitation sexuelle.
Une exploitation qui rapportait 500 euros par jour
Entre février et mai 2026, l’adolescente aurait été contrainte de recevoir environ 900 clients. Les revenus générés par cette activité forcée atteignent la somme considérable de 63 000 euros sur cette période.
Les suspects imposaient à la victime des objectifs financiers quotidiens. L’intégralité des sommes récoltées était systématiquement récupérée par les proxénètes, privant la jeune fille de toute rémunération.
Des menaces pour maintenir l’emprise
Pour s’assurer du silence et de la soumission de leur victime, les mis en cause ont eu recours à la violence et aux menaces. Ce climat de terreur visait à empêcher toute tentative de fuite ou de dénonciation.
La surveillance exercée sur l’adolescente était constante, illustrant les mécanismes d’emprise caractéristiques de la traite des êtres humains.
Le signalement d’une mère inquiète
L’affaire a débuté lorsque la mère de l’adolescente a signalé sa disparition en mai 2026 à Puget-sur-Argens, commune située dans le Var. Ce signalement a déclenché les recherches qui ont finalement abouti au démantèlement du réseau.
Les enquêteurs ont découvert que la jeune fille, alors âgée de 15 ans, était contrainte de se prostituer depuis environ quatre mois avant sa disparition.
Une structure criminelle bien organisée
Pierre Couttenier, procureur de la République, a détaillé le mode opératoire des suspects : « Les investigations mettaient en évidence une organisation structurée, reposant notamment sur la publication d’annonces en ligne, la location de logements et de chambres d’hôtel. »
Cette professionnalisation démontre la gravité des faits reprochés aux prévenus et la préméditation dans l’exploitation de la mineure.
Deux parcours judiciaires différents
Le suspect majeur a été placé en détention provisoire, mesure témoignant de la dangerosité présumée et du risque de récidive. Cette décision intervient dans l’attente du procès.
Concernant le mineur impliqué, la justice a opté pour un contrôle judiciaire, dispositif permettant de le surveiller tout en tenant compte de son jeune âge.
Un procès prévu début novembre
Les deux prévenus comparaîtront devant le tribunal de Draguignan le 4 novembre prochain. Ils répondront des chefs d’accusation de proxénétisme aggravé sur mineure et de traite des êtres humains à l’égard d’une mineure.
Ces qualifications pénales, parmi les plus sévères du code pénal français, exposent les accusés à de lourdes peines d’emprisonnement en cas de condamnation.

